Aucun homme n'est une île

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Aucun homme n'est une île

L'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône programme le 6 novembre le spectacle de Théâtre et Arts numériques (dès 8 ans) "Aucun homme n’est une île" qui s’inscrit dans la thématique de l'événement Do It Yourself.

Aucun homme n'est une île
Fabrice Melquiot / Roland Auzet
jeudi 6 novembre à 14h30 et 20h
vendredi 7 novembre à 10h et 14h30
Espace des Arts | Grand Espace

 
Entrée payante // Dès 8 ans

 

À l’interface de l’homme et de la machine, il pourrait y avoir l’amour, désir commun d’une jeune-fille que se disputeraient Jacques, un jeune garçon, et Oscar, être virtuel, avatar prisonnier des logiciels qui l’ont généré. Parce que les adolescents sont aux avant-postes de cette confrontation entre deux mondes, Fabrice Melquiot, qui s’y connaît en matière de jeunesse, va supposer que ces deux-là avaient environ quatorze ans. Qui se confient l’un à l’autre, se méfient, se jalousent bientôt, s’engueulent au bout du compte, dans un duel « écran contre chair », pour le cœur de la demoiselle. 
Entre les mains musiciennes de Roland Auzet – on se souvient de son duo magique avec Jérôme Thomas, Deux hommes jonglaient dans leur tête – la confrontation devient spectacle d’images et de sons, une expérience à vivre en s’immergeant dans un espace aux contours incertains capable de traduire les interrogations d’une civilisation – la nôtre – où le monde virtuel s’est peu à peu glissé dans le moindre repli de la réalité, rêve compris.
Si la technologie est bien évidemment au rendez-vous de cette création, capable de mobiliser les avancées scientifiques les plus récentes en matière de capteurs de gestes, de projection 3D et de spatialisation du son, le théâtre sera porté par le jeune comédien Julien Romelard, familier des plateaux de la Comédie-Française et qu’on a pu voir dans des mises en scène d’Alain Françon, Catherine Hiegel, Éric Ruf ou Jérôme Deschamps.
Les conditions poétiques d’une rencontre d’un nouveau type sont réunies, au plateau et aux spectateurs d’accompagner ces intelligences qui s’observent et se fascinent réciproquement. Car qui sait si nous ne sommes pas déjà aujourd’hui « l’objet entêtant des machines, leurs seuls amis. […] Et si c’était Oscar qui rêvait de Jacques ? Si Jacques était l’habitant d’une surface produite par Oscar ? Les enfants, les adolescents savent vivre avec les spectres : spectres de voix dans les téléphones, fantômes dans les écrans. Comme si c’était quelqu’un. Comme s’il fallait que quelqu’un soit là, toujours. »

Renseignements :
Espace des arts, scène nationale
03 85 42 52 12
http://www.espace-des-arts.com
5 bis avenue Nicéphore Niépce BP 60022
71102 CHALON-SUR-SAONE Cedex